Les arbitres étaient de leur côté. Les Grecs ont joué de manière sale et ils ne nous ont pas laissés jouer du football comme on aime.

Avec ces mots d’après-match de Lionel Messi, pas besoin de dire que les Argentins ne sentent pas trop mal après avoir éliminé la Grèce. Et ils ne devraient pas non plus. Ne pleurez pas pour nous Argentine… Vous méritez de célébrer. Vous méritez les louanges envers vous. Comparé à d’autres équipes jouant leur troisième match, vous avez continué à jouer de la seule façon que vous savez. En avant. Vers le but. Essayer toujours de compter. Vous étiez tout simplement les meilleurs.

La Grèce a exécuté son plan de match à la lettre, si je peux me féliciter ainsi. Sokratis Papastathopoulos, homme désigné de marquer les faits et gestes du grand Messi, a bien tiré son épingle du jeu, frustrant le capitaine (pour l’occasion) de l’Argentine à maintes reprises lors de la première demie. Les favoris ont réussi à pénétrer la muraille grecque, mais la défensive a tenu le coup. Le gardien Tzorvas a fait quelques beaux arrêts quand il avait besoin d’en faire. Commençait-on à y croire?

En deuxième demie, la Grèce avait sa meilleure chance de marquer très tôt,  avec Georgios Samaras qui a raté le filet à la suite d’une attaque en solo. En fait, le joueur du Celtic de Glasgow (Écosse) était tout seul à l’attaque pour la Grèce, tout au long du match. Je crois qu’il est notre joueur le plus talentueux, et avec plus d’appui, il aurait pu créer plus de danger.

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Mais malheureusement, les dieux du foot n’étaient pas de notre côté… Après avoir remplacé Karagounis à la mi-temps par Spyropoulos (tactique?), notre entraîneur Rehhagel s’est vu forcer la main. Katsouranis et Torosidis se sont blessés à une minute d’intervalle. Avec plus de 30 minutes à faire, sans substitution, contre l’Argentine. C’est le baiser de la mort. Ce n’était qu’une question de temps… Et avec un but à la 77e minute de Demichelis, l’élimination de la Grèce était inévitable.

Les gens critiqueront la Grèce pour leur antifootball. Je comprends ces critiques, mais voyons donc! C’est l’Argentine! Que voulez-vous qu’on fasse? Sans nécessairement casser des jambes, on espérait bien que Messi trébuche sur lui-même, pour forcer Maradona à l’enlever du match. 

Plusieurs partisans grecs ont critiqué la formation ultra-défensive de Rehhagel. Je leur réponds que cela a presque fonctionné. De toute façon, la Grèce a remporté un championnat européen de cette manière… Nous avons frustré l’adversaire pour plus d’une heure… Le match aurait été à notre portée, si nous avions eu la chance de faire des changements de nature offensive pour aller chercher ce but.

Mais la chance, la Grèce en a eu assez pour toute une vie dans les dernières années. C’est le tour à d’autres d’en profiter.